Rencontre vendredi 19 juin à 19h30 avec le collectif « Réalité » pour comprendre les spécificités du capitalisme français. La discussion, co-organisée par Table rase, association de rencontres et de débats marxistes, écologistes et féministes, aura lieu au local du Jusqu’ici (169, grande rue de la Guillotière)
Comprendre les spécificités du capitalisme en France
De nos jours, la reconnaissance des spécificités nationales est souvent considérée avec méfiance par les révolutionnaires anticapitalistes. Pourtant ces spécificités existent bel et bien, et elles jouent un grand rôle – y compris en termes de lutte des classes, de composition des classes sociales, d’expression institutionnelle ou idéologique de ces classes, etc
Selon une définition marxiste, le capitalisme est un mode de production mondialisé qui repose sur des lois universelles organisant l’exploitation et la domination à l’échelle internationale : la propriété privée des moyens de production, le travail salarié, l’accumulation du capital, l’échange de marchandises, l’impérialisme... Néanmoins, ce système économique et social s’incarne concrètement dans le réel selon des modalités spécifiques à chaque espace, en fonction de l’histoire de chaque "formation sociale". Dans cette perspective, nous nous pencherons sur les particularités du capitalisme français. Afin de mieux le comprendre et de mieux le combattre, nous verrons comment le capitalisme français est le produit d’une histoire spécifique de la lutte des classes. Quels sont donc les spécificités de celle-ci ? Comment l’histoire de la vie des classes a-t-elle configuré notre capitalisme ? Quelle est la place du capitalisme français au sein de l’économie mondiale ? Quel avenir pour celui-ci ? Qu’en est-il des rapports avec les autres pays européens ? Comment les questions monétaires ou énergétiques déterminent-t-elles également la trajectoire de celui-ci ?
Qui est le collectif Réalité ?
Pour aborder ces questions, nous organisons une rencontre avec les animateurs et animatrices du blog Réalité, auteur.ices d’une série d’articles qui reviennent sur les misères et les vanités de la voie française du capitalisme et que l’on peut retrouver ici.
Pour les présenter, quelques lignes qu’on peut retrouver sur leur blog : "Au slogan soixante-huitard « prenez vos désirs pour des réalités », nous opposons « prenons la réalité pour désir » : car le dogmatisme et le déni de réalité comme protection face à un monde devenu plus menaçant sont aujourd’hui la preuve ultime de l’incapacité à le comprendre, et surtout à le transformer.
La réalité dont nous rendrons compte sur ce site n’est pas une réalité brute : c’est une réalité médiatisée par l’écriture et, qui plus est, passée au crible de schémas théoriques chargés d’histoire et de sens. La réalité n’est pas transparente – si tel était le cas, toute science serait superflue. Il y a toutefois des façons de manier la pensée qui obscurcissent l’objet de l’analyse plus qu’elles ne le rendent intelligible. C’est pourquoi la curiosité, la sobriété, la clarté explicative, le respect du lectorat et l’humilité devant l’inconnu sont indispensables. Assez de lyrisme et de discours creux : la réalité exige une responsabilité.
Nous ne sommes pas d’accord sur tout et ça aussi, c’est une réalité. Mais nous partons d’une base commune suffisante et nous sommes convaincus que, dans la situation présente, il y a un enjeu important à réapprendre l’effort du travail collectif au sein d’un cadre relativement impersonnel, ouvert et capable de s’élargir. Nous faisons le pari que chemin faisant nous parviendrons à fixer une méthode de travail cohérente, et que nous verrons également se dégager des lignes politiques clairement déterminées. Le succès d’un tel pari repose en grande partie sur des circonstances que nous ne maîtrisons pas. Seulement, nous avons assez pataugé dans l’informel pour savoir qu’il nous faut inventer autre chose, et vite. La réalité nous y encourage."
Pour réfléchir ensemble à toutes ces problématiques, nous vous invitons à venir à la rencontre avec le collectif Réalité le 19 juin à 19h30 au local du Jusqu’ici ( 169, Grande rue de la Guillotière)







